Şubat 15, 2022 admin

Partager le quotidien d’une famille pe?ruvienne, financer un dispensaire au Cambodge ou aider une e?cole au Burkina Faso .

Partager le quotidien d’une famille pe?ruvienne, financer un dispensaire au Cambodge ou aider une e?cole au Burkina Faso .

Plusieurs tour-ope?rateurs proposent des se?jours e rencontres hot-dog?quitables et solidaires.

Enque?te sur une solution touristique qui connai?t. deux de?rives.

Pecher dans le lac Titicaca en compagnie d’un Indien quechua ; de?couvrir nos lieux secrets des quartiers de Lima, guide? avec l’un de ses habitants ; partager le quotidien d’une maisonne?e pe?ruvienne et participer a? la pre?paration d’un lomo saltado, 1 mets a? base de b?uf saute?. Voici quelques-unes des expe?riences que l’association Terres des Andes propose a? ses clients depuis 2011. «Nous voulons qu’ils soient rec?us en amis, limite tel des membres d’une famille», expliquent ses fondateurs, Romain Eliot et Paul Llonguet. Mes 2 compe?res ont d’ailleurs ba?ti un apporte autour des relations qu’ils avaient noue?es eux-me?mes au cours de leurs pe?riples en Ame?rique latine. «Il s’agit d’un mode de voyage atypique qui met l’accent sur l’accueil et le contact au milieu des populations», pre?cisent-ils. Ce n’est gui?re sa seule singularite?. Car une fois de?duit le cou?t du transport ae?rien, qui repre?sente pre?s d’une moitie? de le tarifs, l’association redistribue la quasi-totalite? du montant du se?jour : 30 % reviennent a toutes les prestataires locaux, 10 % contribuent a? soutenir des projets au sein des pays de destination (entre autres, des programmes de conservation une biodiversite? en Equateur), ainsi, 6 % financent l’ONG Enfants des Andes qui accueille dans ses e?coles de jeunes Pe?ruviens en difficulte?. Terres des Andes n’est jamais un cas isole? : tel quatorze autres tour-ope?rateurs franc?ais, votre agence reste membre de l’Association Afin de un tourisme e?quitable et solidaire (Ates), cre?e?e Il existe dix annees. Son but est «de placer l’homme et Notre rencontre au c?ur du voyage, tout en s’inscrivant dans une logique de de?veloppement du territoire et de coope?ration internationale.»

J’ai pre?occupation n’est pas neuve.

De?s les anne?es 1980, l’e?crivain et diplomate Ste?phane Hessel de?nonc?ait des effets nocifs du tourisme de masse qui «fait de?ferler dans des pays mal pre?pare?s a? les recevoir des personnes en gali?re pre?pare?s a? des visiter, transformant ainsi leurs ho?tes en bestioles de zoo». Face a? votre constat, il pro?nait 1 «tourisme alternatif» centre? sur le respect de l’autre, le dialogue au milieu des cultures et le progre?s e?conomique. Trente-cinq ans plus tard, la question reste plus que pas d’actualite? : l’ensemble de pays confondus, le nombre de voyageurs est passe? de 278 millions en 1980 a? 1 milliard en 2015, et se doit de atteindre 1,5 milliard en 2020, d’apres l’Organisation mondiale d’un tourisme (OMT). Cette croissance reste certes cre?atrice de richesses : le secteur, qui pe?se 10 % du PIB mondial, reste l’une des premie?res activite?s d’une plane?te et repre?sente la source principale de devises pour 46 des 49 nations les moins avance?es. «Mais a? quoi un sert votre argent ? s’interroge l’e?conomiste Bernard Scheou. A se de?velopper ou a? enrichir deux individus ?» Dans le livre Du tourisme durable au tourisme e?quitable, publie? aux e?ditions De Boeck, le chercheur souligne que 80 % des populations qui vivent dans une extre?me pauvrete? habitent dans treize pays de l’univers, bien que dix d’entre eux be?ne?ficient d’un important secteur touristique. Cette activite? ?peut constituer, en effet, 1 facteur d’appauvrissement relatif, explique l’auteur : «En provoquant une hausse des prix, elle empe?che les habitants d’acce?der a? plusieurs marchandises d’origine.» Sans parler des de?rives, comme ces villages de pe?cheurs de?place?s Afin de construire des ho?tels de luxe i  propos des plages de Malaisie, ou ces rizie?res de Birmanie transforme?es en bases nautiques.

Pour e?viter ces de?rapages, l’OMT a adopte? en 1999 1 «code mondial d’e?thique du tourisme». Son but : «contribuer a? maximaliser les effets be?ne?fiques de une telle industrie, tout en limitant le plus possible ses incidences ne?gatives». L’organisation internationale de?signe sous le terme de «tourisme durable» une telle approche plus «morale», qui repose sur trois piliers : «Exploiter de fac?on optimale les ressources de l’environnement, respecter l’authenticite? socioculturelle des communaute?s d’accueil et offrir a? l’integralite des parties prenantes des points forts socio-e?conomiques.» Aujourd’hui, le consensus reste tel en faveur de ce code e?thique que J’ai majorite? des tour-ope?rateurs s’en re?clament. Mais ne s’agirait-il gui?re la? d’une strate?gie de marketing visant a? conforter leur image et a? satisfaire sa bonne conscience de leurs clients ? Mes enque?tes de l’Agence de l’environnement et de la mai?trise de l’e?nergie (Ademe) semblent infirmer cette the?se : d’apri?s elles, en 2006, 36 % d’la dizaine de milliers de campagnes publicitaires mene?es par des voyagistes franc?ais s’e?taient re?ve?le?es mensonge?res. En 2015, ce taux n’e?tait plus que de 7 %.

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